Avril
Tuesday, April 29th, 2008Lundi dernier, j’ai pris possession de mon nouveau vélo. Une belle bicyclette noire, 21 vitesses, équipée de pneus de route, de freins à disque, et d’un outlook assez positif sur la vie. Mon premier vélo acheté avec mon cash, mon premier vrai moyen de transport donc. Je vous rassure, le punch-line de cette histoire n’est pas la disparition de cette nouvelle et fraîche acquisition. Le punch-line est plutôt que depuis son achat, la bicyclette, achetée d’abord et avant tout afin de rendre moins pénible les aller-retour quotidiens entre Saint-Henri et le CoC, cette bicyclette donc, fait de la remise. J’ai eu la chance inouie de m’en servir une seule fois pour aller au travail - une belle descente par une chaude matinée de printemps, et un retour ardu et tout en pente le lendemain. Depuis, la grisaille est revenue. Le vent, le froid qui transperce les os…et la pluie. Le gazon du parc voisin a pris une teinte vert néon qui clash avec les zones de terre battue boueuse, les vieilles bâtisses et les clôtures rouillées du secteur. Mon amie Uta m’a déjà dit qu’elle trouvait que les couleurs néons étaient les plus étranges. Je hais la pluie.
J’avais commencé à prendre l’habitude d’aller m’installer au petit parc d’Outremont (qui s’appelle autre chose que “Parc Outremont”) sur Saint-Viateur, juste un peu à l’ouest, les jours où je ne savais pas par où commencer. Assis sur un banc, installé entre les jeunes familles, les vieux en chaises roulantes et les escouades de juifs hassidiques, les idées venaient plus facilement. Le soleil était chaud, aveuglant. Et là j’attends que mon shift finisse pour aller piloter dans des flaques d’eau qui vont infiltrer mes souliers, mes bas et ma peau pour me pétrifier les orteils. Une madame m’a déjà dit que “y a du monde qui ont toujours froid aux extrémités”. Je ne sais pas si c’est mon cas. Mais j’ai besoin de chaleur. Vite.
Hier matin, en rentrant au bureau, j’ai pris mes courriels.

Quand est-ce que la lumière revient?