Archive pour June, 2009

Mai-Juin-Juillet, Pluton & Beyond the Infinite

Monday, June 22nd, 2009

Lors du dernier week-end du mois de mai, je fus fort occupé à prendre part au Film Blitz 2880, un concours de création de court-métrage sur 48 heures qui ressemble fortement à la recette du Kino Kabaret. Mais avec une compétition, des contraintes, et des prix. L’expérience ne fut pas sans peine. Au-delà du délai serré et des contraintes imposées [à savoir: un genre (documentaire ou documenteur), un objet (un balai) et un thème (l’amour…)], le réel défi était plutôt de co-écrire et co-réaliser un film…à 4 têtes. 4 têtes de jeunes réalisateurs qui savent un peu tout faire, qui ont l’habitude de faire leurs propres films, qui réfléchissent tout le temps, qui se contredisent, qui s’obstinent, qui ne sont pas toujours patients…bref, un bon entraînement pour moi, qui craignait auparavant toute forme de co-réalisation, même à deux.

Billy

Heureusement, le jeu en valait la chandelle, et le film qui en résulte est…franchement très bon. J’pense, en tout cas. Ça s’appelle Pas de pain pas de gain, et c’est un court documentaire qui suit les aventures de Denis, un jeune fan du troc qui nous expose les hauts et les bas de son mode de vie. Le film ne vient pas que de moi, loin de là, mais je m’y reconnais tout de même beaucoup, et il est fort satisfaisant de s’apercevoir que le résultat final est bien la somme de nos forces à tous les quatre - et non pas un compromis. Par-ailleurs, nous avons raflé le Grand Prix du Jury ET le Prix du public lors de la soirée de clotûre. Ça valait la peine d’en baver un peu.

Si vous voulez voir le film, il est disponible sur internet. Par solidarité avec mon équipe, je ne diffuserai pas le lien tout de suite (on espère lui donner une petite vie en festival), mais avec un petit effort de recherche vous le retrouverez sans peine.

Parlant de festivals, j’ai quelques diffusions prévues en juillet, notamment au Festival du Documenteur de l’Abitibi (Pas de pain pas de gain), au Festival du Film Juste Pour Rire (L’Avocat Dos & Pas de pain pas de gain) ainsi qu’au festival Fantasia, où je suis bien content d’être présent pour une seconde année consécutive (Ma vie en vert, Montréal le lendemain & Dans l’ombre).

Je conclus ce petit update tardif avec une petite “plug” cinéma. En fait c’est pas vraiment une plug, parce que j’ai rien à voir avec ce film, mais bref: voyez À l’ouest de Pluton. Là, là. Genre, à soir. Si ça ne vous dit rien, il s’agit du premier long-métrage de deux réalisateurs de Québec, fait avec des moyens TRÈS modestes, beaucoup de temps, beaucoup de coeur, et qui fait pas mal parler de lui en ce moment à-travers ses diffusions dans de nombreux festivals à-travers le monde, après un passage très discret sur les écrans québécois (et aucune nomination aux Jutra, quelle honte). Je pourrais vous dire que j’ai adoré ça. Je pourrais vous dire que c’est un film brillant, touchant, drôle, subtil, original, qui dépeint l’univers de l’adolescence avec une justesse d’écriture et de jeu rarement, non, JAMAIS vue aupavarant dans un film d’ici ou d’ailleurs. Je dirai tout simplement que, en tant que “wannabe” cinéaste qui “gosse” des films depuis 8 ans, ce film est une lueur d’espoir pour le cinéma à petit budget, que oui, ça vaut la peine de continuer d’en faire, et surtout que, oui, on PEUT faire MIEUX avec PEU.

Pluton

Bravo aux cinéastes, je suis un peu jaloux. Louez-le. Ou achetez-le: les menus DVD sont vraiment le fun.