|
« Quand tu fais redial sur un téléphone, est-ce que ça recompose le dernier numéro que tu as fait sur ce combiné-là, ou le dernier numéro fait à partir de toute la maison? » Sur cette réflexion, je vous invite à plonger tête première dans le récit de mes aventures de deux semaines à Sydney, Australie, passées fin Novembre 2006 pour, vous l’aurez deviné, participer à un Kabaret Kino. Par-contre, la formule différait de plusieurs manières cette fois : Donc, c’est dans le cadre de la première édition du festival du cinéma canadien Possible Worlds, organisé par Marianne Alla et Mathieu Ravier, que nous fûmes invités à nous joindre à 6 kinoïtes australiens (qui n’était pas si australiens que ça, nous y reviendrons) pour y faire un premier Kabaret, dans l’idée bien sûr qu’une cellule Kino Sydney puisse naître par la suite. Commençons par le début. Prélude à l’américaineAvant de se rendre au pays des kangourous, notre charmante compagnie d’aviation (United Airlines, plus jamais) avait prévu pour nous une escale de 10 heures dans la sympathique ville de San Francisco. Même si la perspective de passer 10 heures enfermés à l’aéroport semblait merveilleuse, nous avons décidé, Ianic, Marina, Eza et moi, de faire un tour de BART (Bay Area Rapid Transit…le train) et d’aller marcher dans la ville portuaire de Frisco. De toute façon, après avoir dormi les 6 heures du premier vol, j’étais frais et dispo pour une petite balade chez nos cousins ‘ricains. Ma caméra étant restée bien en sécurité dans ma valise, je ne peux vous montrer ce que j’ai vu, mais je peux vous l’écrire : le centre-ville (aussi occupé que celui de n’importe quelle métropole américaine, mais avec une petite touche oldies), Chinatown et ses petites boutiques aussi charmantes qu’épeurantes par leur mystère, Fisherman’s Wharf, une zone portuaire qui m’a rappelé la Nouvelle-Angleterre, et Alcatraz, la grosse roche flottante la plus connue au monde (il faut l’admettre : c’est une belle roche). Après avoir marché suffisamment pour entrevoir les câblages impressionants du Golden Gate, nous avons lentement rebroussé chemin (à pied), subitement affectés par la fatigue, vers l’aéroport, endurant au retour les nombreuses pentes de la ville. Non. Attendez. Le mot « pente » ne suffit pas pour décrire la véritable chaîne de montagne qu’est San Francisco, une succession de plateaux et de pentes à 25%, dans lesquelles le tramway prend de sérieux airs de montagnes russes. Et puis vous savez quoi? Une image vaut mille mots. Voici ma rendition d’artiste de San Francisco :
![]() Après avoir suivi l’exposé de Ben, un jeune activiste qui prônait le discours de Lyndon Larouche, et qui a été assez gentil pour me donner, même si j’ai refusé de lui donner mes 5 derniers dollars américains (fallait que je prenne le train!), une brochure exhaustive qui explique en détails pourquoi il faut construire des centrales nucléaires partout avant que l’économie américaine ne s’effondre et que la planète explose, nous sommes donc retournés nous écraser à l’aéroport, où l’interphone nous rappelait continuellement que le « National Security Threat level is currently set to orange… » |